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De mauvaises raisons pour sacrifier le parc Léopold

mercredi 29 août 2012

  • Le projet d’extension commerciale ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie des namurois et doit préserver ce patrimoine naturel irremplaçable.
  • Le parc n’est pas un obstacle à la continuité de la zone commerciale.
  • Le parc souffre de manque d’entretien.
  • Le parc ne peut pas être « compensé » par de nouveaux espaces « verts ».

Nécessité pour Namur de la présence d’un centre commercial offrant des surfaces plus importantes et permettant d’accueillir des enseignes telles que la Fnac …..etc.

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  • Outre le fait que ce choix économique est discutable dans un contexte de crise économique et devant l’urgente nécessité de modifier drastiquement nos comportements de consommateur au vu des défis environnementaux qui sont les nôtres, l’implantation d’un tel projet doit obligatoirement prendre en compte tous les impacts que son installation a sur son environnement immédiat, ce qui n’est absolument pas le cas ici. Le projet d’extension commerciale ne doit pas se faire au détriment de la qualité de vie des namurois et doit préserver ce patrimoine naturel irremplaçable.

Le parc constitue un obstacle à la continuité de la zone commerciale entre ce nouveau complexe et les rues commerçantes du centre ville.

  • Argument fallacieux rapidement démenti si vous avez eu l’occasion de visiter quelques grandes villes européennes qui ont su à la fois développer leur attrait économique, touristique et environnemental en maintenant au centre ville des zones naturelles de détente et de rencontre.
  • Bien plus que le parc Léopold, c’est l’aménagement actuel des voiries qui constitue un obstacle important à la traversée. Ceux qui fréquentent cet endroit savent à quel point il est difficile (voire périlleux) de se rendre vers le parc en traversant les Rues Rogier et Borgnet.

En cas d’aménagement d’une zone commerciale dans les limites du parking actuel, la couronne des arbres constituerait une perte de visibilité importante pour les commerces y installés.

  • L’asbl Arboresco, membre de ce collectif et spécialiste de ce genre d’intervention, se propose pour réaliser une taille respectueuse qui permettrait d’éliminer ce problème et remettre le parc en lumière.

Le parc actuel est peu agréable et présente des problèmes importants de sécurité.

  • Il est de notoriété publique que tout promoteur de projet a intérêt à laisser se dégrader les surfaces sur lesquelles il envisage une implantation afin de justifier, le moment venu, l’achat à moindre coût et trouver là prétexte à amélioration suivant ses critères personnels.
  • Dans le cas présent, la ville de Namur n’a pas œuvré autrement et est entièrement responsable de cet état de fait. La tolérance du parking sauvage, le non-entretien flagrant, l’absence de toute volonté de dynamisation du site l’a mené à l’état où il se trouve actuellement. Il ne manque pas d’architectes paysagistes compétents pour nous proposer un projet de réhabilitation qui enchanterait le public namurois. En termes de sécurité, c’est un problème sociétal auquel il convient d’apporter plus d’attention et de considération. Personne n’imaginerait supprimer le Parc Louise-Marie, qui présente pourtant des problèmes similaires. Un commerce vivant sur le site, la présence de logements à front de la rue Borgnet et de l’avenue de la Gare ainsi qu’un réaménagement du parc ouvrant les perspectives devrait suffire à en améliorer les conditions de fréquentation. Il a été maintes fois prouvé que la présence de végétation a, au contraire, un effet bénéfique et apaisant sur le comportement humain.

photoParcLeopoldArbr­esTablesCafe

La perte de ce parc sera compensée par la création de deux nouveaux parcs sur le site des abattoirs et du futur palais de justice.

  • Ces aménagements qui, rappelons-le, ne sont encore que des projets, sont trop décentrés que pour offrir un quelconque intérêt aux usagers du centre ville. S’ils devaient être réalisés, ils ne devraient pas être considérés comme des mesures de remplacement mais comme une valeur ajoutée venant compléter de manière très positive, avec le parc Léopold et le parc Louise-Marie, une structure verte pour notre bonne ville de Namur.
  • Quant aux promesses de ceinture verte, elles sont mensongères et les abattages récents le long du boulevard Cauchy prouvent à souhait que le respect de la végétation existante et la verdurisation de Namur n’est en aucun cas une priorité pour le pouvoir en place. La rue Borgnet et le boulevard Cauchy ne sont plus en mesure d’accueillir une quelconque végétation digne de ce nom. Vous jugerez également aussi et par vous-même de l’intérêt de l’aménagement de la place de la gare présentée comme future zone de rencontre en évaluant l’attrait que peut avoir une zone exposée à tout vent au milieu des bandes de circulation. Nous devrions être en mesure d’attendre de nos responsables communaux une autre type de politique environnementale que celle du type « on abat mais on propose des mesures compensatoires ».

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