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Ils sont où les commerçants ?

mardi 9 décembre 2014, par L’Avenir

Plus de deux heures de débats autour de la sauvegarde du parc Léopold mais sans les commerçants pourtant en première ligne. Plus de deux heures de débats autour de la sauvegarde du parc Léopold mais sans les commerçants pourtant en première ligne.

Mercredi soir, le collectif pour la sauvegarde du parc Léopold rencontrait les citoyens. Pas de trace des commerçants, pourtant les plus menacés.

« Tant qu’il y a des arbres, il y a de l’espoir », c’est sans doute ce que se disent les militants et défenseurs du square Léopold, menacé par un centre commercial de 24 000 m2 . Plus discret en novembre, le collectif, toujours emmené par l’ardent Marcel Guillaume, retrouvait la voie des débats, ce mercredi. « Je voudrais parler le moins possible », commence Marcel Guillaume. Ce n’est pas dans ses habitudes. Parler moins pour laisser plus de paroles aux citoyens qui se sont spontanément présentés : une douzaine de personnes. Mais pas d’opposant en vue. « Dommage, on les espérait » s’exclame Marcel Guillaume. Cela n’a pas empêché de voir naître un débat de deux heures et demie et fourmillant d’idées pour mener au mieux la défense et la sauvegarde du parc jouxtant la gare des bus. Et notamment, par la voix de deux nouveaux venus.

Les commerçants en danger

L’un de Bouge, l’autre de Vedrin, tous deux curieux et intéressés par la question (sans vraiment se positionner en début de réunion), Jean-Baptiste et Henri ont su très vite amener de leur fraîcheur dans la discussion. Le premier d’abord : « Pourquoi implanter un centre commercial quand il y a déjà tant d’espaces commerciaux vides et morts ? Regardez la rue Rogier, la rue Borgnet, c’est ridicule. »

Henri, lui, est représentant commercial. À force de voyager dans les grandes villes qui ont aussi accueilli un centre commercial, il s’est fait une opinion. « C’est toujours la même manière de procéder. Partout où on a essayé d’implanter ce genre de structure, les informations se sont révélées spécieuses et inexactes. On fait miroiter des avantages qui n’en sont pas aux commerçants. Il faut les conscientiser. » Antoine Piret, le conseiller communal socialiste réagit : « Il y a l’enfumage des parkings. Les commerçants veulent des places de parking pour leurs clients. Problème ! Croient-ils vraiment que le promoteur immobilier va créer un parking de 1 100 places pour que les clients du centre commercial aillent ensuite dans le centre de Namur ? » Une autre voix s’élève, celle de Bruno, Jambois travaillant à Liège depuis 11 ans. « Allez vous promener dans les rues de Liège, il n’y a plus rien, tout est désert. Un appauvrissement considérable dû à quoi ? La Médiacité ! Et qu’est-ce qu’il y a à l’intérieur ? Des boutiques de fringues. Il n’y a déjà que ça à Namur. »

Individualisme

Vient la question qui tue, presque chorale : « Mais, ils sont où alors les commerçants ? » Marcel Guillaume reprend la parole : « Après contact avec M. Maquet (NDLR. président de l’Association des commerçants de Namur), il semble que les commerçants soient trop individualistes que pour mener un combat de front. Pourtant s’ils regardent la réalité dans les yeux, ils risquent de tout perdre. Beaucoup de personnes, au moment de ne pas signer la pétition, ont dit que ce serait bien le centre, ils pourraient faire tous leurs achats là. Sans oublier que les travaux dureraient 4 à 10 ans. Un tue-commerce ». Conclusion de cette réunion : Les absents ont-ils toujours tort ?

Source : http://www.lavenir.net/article/deta... MailPrintSource : lavenir Alexis Seny mardi 09 décembre 2014 05h00


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