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La place de la nature en ville et au parc Léopold de Namur

jeudi 8 mai 2014, par Fédération Inter-Environnement Wallonie

Par Hélène Ancion - IEW - 30 janvier 2014 - Espace public

Avec un aplomb qui varie de génération en génération, des espaces verts ont perduré dans nos villes wallonnes et peuvent se vanter d’avoir accompagné les gens et leurs projets. Les arbres ont parfois trop grandi, certains gazons de plus en plus pelés attendent leur injection d’achillée mille-feuille pour mieux résister au piétinement. Mais la nature en ville n’en a pas pour autant perdu ses attraits. L’un des principaux est tout simplement d’être là.

Quand elle fait partie de l’espace public, sous forme de parc ou de square, la nature devient un lieu que tous peuvent fréquenter. Elle a beau être jardinée et transformée, voire vandalisée, elle reste une respiration, une échappée. D’aucuns la voient comme une porte vers le reste du monde, plus que n’importe quelle sculpture en ronde-bosse, si évocatrice ou symbolique soit-elle. Sans avoir besoin d’aller s’asseoir sous les arbres d’un parc, bien des Wallons « comptent » sur lui, ils savent qu’un jour ils auront le temps de le faire et pourront ou oseront le faire.

Pourtant, les parcs des villes wallonnes ne pourront pas toujours servir de deuxième salon, ou de jardin pour nos concitoyens. Les parcs wallons sont une espèce en voie de disparition, surtout les petits parcs, ceux qui occupent une partie d’îlot.

Ils doivent se laisser paver, pour devenir des travées carrossables ou des aires de parcage « arborées ». Ils doivent abandonner leurs buissons, trop propices à la cachette de malfrats quand la nuit tombe. Ils doivent admettre que leurs arbres n’ont pas besoin d’un élagage mais d’une coupe à blanc, nettement plus efficace pour prévenir les chutes de branches. Ils doivent accepter de disparaître de A à Z pour laisser place à tel équipement indispensable et hautement structurant, combien plus utile à la population que leur végétation pâlichonne et leurs parterres jonchés de crasses. Ils doivent laisser dire quand on les prétend moribonds ou mal fréquentés. Ils doivent se garder de répondre « Vous ne m’avez pas entretenu. » et encore moins rétorquer « Etes-vous parfois venu me voir, depuis le temps que j’existe ? »

Le parc Léopold de Namur fait partie de ces parcs qui pourraient demain disparaître, alors qu’il a les atouts nécessaires pour être maintenu. Le projet de centre commercial « Côté-Verre », que la société City Mall compte installer sur l’entièreté de l’îlot, pourrait en effet tirer parti de la présence du parc, au lieu de faire table rase. Un collectif lance tout début février 2014 une grande consultation populaire sur ce sujet. Vous trouverez ici (en Word) et ici (en PDF), ou encore sur le site du collectif, les documents pour répondre à cette consultation ainsi que les explications sur la procédure à suivre.

Quels sont les atouts de ce parc en particulier ?

1. Proximité de la gare de trains : peu de gares wallonnes disposent d’un parc public à si courte distance. Namur pourrait tirer parti de cette belle exception.

2. Mise en valeur des modes actifs : par sa situation à l’interface de plusieurs points-clés de Namur, le parc est traversé par les piétons, PMR, vélo et skate-boards, notamment. Le stationnement sauvage des véhicules devrait être empêché. Le parc pourrait, moyennant un aménagement plus logique et plus ouvert aussi, devenir une étape vraiment utile pour les piétons dans leurs trajets entre la gare et les rues commerçantes de Fer et de l’Ange. Que les gens continuent à l’utiliser dans leurs trajets, malgré son évidente dégradation, est une garantie pour son utilisation future, quand il sera remis en état.

3. Arbres de différents âges : les plus anciens spécimens ont été plantés lors de la démolition des remparts de Namur. Le parc a pris alors ... lire la suite sur le site de l’IEW

Article IEW Parc Léopold Namur


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