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Lettre ouverte au directeur de la société Besix.

vendredi 15 septembre 2017, par Marcel Guillaume

Monsieur,

Votre société est propriétaire d’un immeuble sis à Namur aux abords immédiats du parc Léopold.

Celui-ci est au centre de plusieurs polémiques.

Le collectif , soucieux de la préservation de l’espace arboré qui le jouxte, vous a rencontré il y a de cela quelques semaines.

Contact positif, amical , à l’écoute et qui nous a laissé une impression empreinte d’espoir d’être enfin écouté.

D’autres mouvements citoyens namurois, nous le savons, vous ont également rencontrés.

Leur impression conforte la nôtre.

Puis, il y a cette affaire de squat dans vos locaux qui fait beaucoup de bruit à Namur.

Là aussi, les premiers échos de vos réactions sont rassurantes : rencontre avec les occupants, promesse verbale de ne pas procéder à des expulsions avant la réouverture de l’abri de nuit, possibilité éventuelle de prolonger l’occupation jusqu’en mars 2018 ….contre un engagement de maintien en l’état des bâtiments et d’une prise en charge des frais générés par les occupants.

Ludwig Simon, rencontré sur place, était garant de cet engagement et parfaitement capable de l’assumer.

La seconde impression venait donc renforcer la première ; il n’en fallait pas plus pour conférer à votre société un capital sympathie qui ne demandait qu’à prospérer dans le cadre d’une collaboration afin d’élaborer ensemble, et sur ce site, un projet architectural consensuel apte à satisfaire le plus grand nombre.

Dans ce monde des affaires , tant décrié, que vous représentez, la découverte d’un peu d’humanité préalable à votre implantation dans notre commune était rassurante.

Et puis, est venu cet ordre d’expulsion.

Froid, brutal, inattendu et dépourvu, lui, de la moindre humanité. Pour des motifs légaux de propriété (d’un bâtiment dont on ne fait rien), de dégradation possible (d’un bâtiment voué à la démolition), de responsabilité civile (si facile à couvrir par une assurance adaptée), de risques pour les occupants (que l’on renvoie dormir dans la rue), d’incompatibilité avec vos objectifs (sans commentaire) …etc.

Les choses sont donc rentrées dans l’ordre.

Les plus pauvres sont retournés à la rue.

Vous êtes retournés à vos affaires. Sans scrupule.

Quel gâchis ! Quelle belle occasion manquée !

Marcel Guillaume Porte parole du collectif.


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