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Namur. Un collectif a récolté près de 13.400 signatures pour la sauvegarde du parc Léopold.

lundi 18 août 2014, par Le Soir

Après un dernier week-end de récolte, le collectif namurois pour la sauvegarde du parc Léopold a largement assez de signatures pour demander une consultation populaire pour le maintien de cet espace. « La Ville n’est pas dans une bonne position, affirme le porte-parole Marcel Guillaume. Ils vont être obligés de l’organiser. »

Ce week-end, le collectif de sauvegarde du parc Léopold était à la fête. Il terminait sa dernière récolte de signatures. Celles-ci lui permettront de demander une consultation populaire sur l’avenir du petit square namurois. Ce dernier risque de disparaître à cause du projet de centre commercial de la capitale wallonne.

2.000 pétitions de plus que ce qui était nécessaire « À la fin du week-end, nous devons avoir près de 13.400 signatures. Soit 2.000 de plus que le quota qu’il nous faut pour demander la consultation, se réjouit Marcel Guillaume, porte-parole du collectif. Les autorités communales pensaient que nous ne les aurions pas. Un échevin m’a même dit que nous n’y arriverions pas et que nous resterions des losers. »

La commune va donc devoir prendre une décision. Mais ils sont nombreux à penser que le bourgmestre Maxime Prévot est piégé. « Il va être obligé d’organiser la consultation populaire. S’il ne le fait pas, cela va être perçu comme un déni de démocratie, commente Marcel Guillaume. Et si la consultation populaire va dans le sens de la sauvegarde du parc, je ne vois pas quels arguments ils vont pouvoir avancer. »

Le travail est loin d’être terminé. « Nous voulons rendre le square Léopold attractif en le réaménageant. Nous allons travailler pour proposer un projet concret, explique Marcel Guillaume. Nous allons aussi tenter de motiver les gens car il faut qu’au moins 10 % de la population aille voter lors de la consultation populaire. »

Selon Marcel Guillaume, cela ne se fera pas sans mal. « On s’attend à une campagne de dénigrement. La Ville va sûrement faire une communication sur son projet, précise le porte-parole du collectif. Je ne demande que ça. La dernière fois qu’elle a donné des informations sur son projet, les gens sont venus signer en masse notre pétition. »

Pour Marcel Guillaume, Maxime Prévot n’aura pas d’autre choix que d’organiser cette consultation populaire. Mais il faut tout de même rappeler que même si les 12.000 votants réglementaires se présentent pour la consultation, il ne s’agit là que d’un avis de la population. Les autorités ne seront pas obligées de le suivre.

Maxime Prévot prend le temps de la réflexion Quand on interpelle Maxime Prévot à propos de la consultation populaire, on sent comme un malaise. L’homme opte pour la prudence et esquive les questions de fond, préférant répéter inlassablement la même réplique.

IM faudra attendre la fin des vacances pour que le collège communal de Namur examine le dossier et pour savoir si le bourgmestres’estime « piégé » par la demande de consultation populaire. © Belga

« Ma réponse est toujours la même, précise le bourgmestre de Namur. Il faut attendre la fin du mois d’août et le début du mois de septembre. Quand tous les échevins seront revenus de vacances et que les services seront opérationnels pour analyser les choses. »

La Ville de Namur préfère donc ne pas prendre position pour le moment sur le sujet et rester muette jusqu’à la rentrée. Jusque-là, les réponses aux interrogations sont plutôt vagues. Le coût d’une consultation populaire sera, par exemple, « très important » selon Maxime Prévot.

Et pour savoir s’il s’estime piégé… il faudra aussi attendre la rentrée.

Source : http://www.lesoir.be/628355/article... 18-08-2014


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