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Le collectif consulte (5)- commerce, urbanisme,légalité ...les constats des professionnels.

jeudi 5 avril 2018, par Marcel Guillaume

A) Commerce et urbanisme/ Constats

Le manque criant de vision globale du futur de la ville ! Pourquoi le master plan autour de la gare de Namur proposé par la SNCB a-t-il été refusé par la ville de Namur ?. Pourquoi une vision à court terme (le temps d’une législature) alors qu’une ville se construit sur le long terme ?. L’urbanisme devient un enjeu électoral.

Un projet de centre commercial vieux de plus de 10 ans et qui ne prend pas en compte l’évolution importante des données commerciales.

Aucune étude récente et indépendante ne définit les besoins réels locaux en termes d’offre commerciale. La seule étude accessible date de 2011 et l’auteur était, à cette époque, administrateur dans une société favorisant l’implantation de centres commerciaux.

Le projet de LCV (Le Côté Verre – Urbanove) a été racheté +/- 6 millions d’euros par la société Besix. Montant dérisoire au vu des prix de l’immobilier namurois et qui devrait permettre au promoteur actuel de développer un projet rentable sans verser dans le gigantisme et ainsi, préserver et valoriser l’espace public arboré de la ville.

Les promoteurs estiment que si l’objectif est bien de redynamiser l’activité en centre ville, il faut prioritairement rénover le bâti existant pour permettre un retour de la population au centre ville. Considéré comme en très mauvais état (le terme de taudis a été employé), il nécessiterait près d’1.300.000 d’€ pour sa réhabilitation, ce qui représenterait 1000 emplois garantis pendant 10 ans.

Namur est devenu inconfortable en termes de mobilité, de sécurité, de propreté, de logement, d’accessibilité du centre ville par ses résidents …et perd peu à peu ce qui faisait son originalité et son attractivité. L’investissement doit porter prioritairement sur l’amélioration de ces différents aspects.

B) Le point de vue légal/Constats

A la lecture des documents de cession et d’établissement du bail emphytéotique sur le parc Léopold, les experts s’accordent sur le fait que les termes employés sont anormalement favorables au promoteur et lient, de manière quasi irrévocable, la ville de Namur.

Au vu du prix de la transaction, une opportunité pour la ville, aurait été de racheter le projet. Cette initiative lui aurait rendu l’initiative et aurait permis une valorisation pécuniaire conséquente.

Cette opportunité non saisie, et à défaut d’une approbation sans réserve du projet retenu par la ville et ses citoyens, l’expropriation pour cause d’utilité publique pourrait être retenue.

Pour éviter les recours, la ville avait lancé une procédure de PCAR (Plan Communal d’Aménagement Rectificatif) modifiant le plan de secteur et ne permettant plus, sur l’espace Léopold, qu’une activité économique. Comprenant son erreur, la ville va aujourd’hui devoir faire marche arrière et faire modifier à nouveau les possibilités d’affectation pour en revenir à un statut permettant la mixité de fonctions sur l’espace Léopold. Cette procédure pourrait s’avérer très longue, retardant d’autant le projet.


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